Giardini : le jardin public de Napoléon et la Biennale
Why is it significant?
Écoute un instant: des oiseaux, le vent dans les pins et les platanes, des pas sur le gravier. Dans une ville de pierre et d'eau, ce bruit de feuilles est presque un événement. Tu entres dans les Giardini, le plus grand espace vert du centre historique, ouvert sur la lagune.
Key Facts
| Place | Giardini : le jardin public de Napoléon et la Biennale |
|---|---|
| Address | Giardini Napoleonici, Viale Giuseppe Garibaldi, Castello, 30122 Venezia VE, Italy |
| Geo Coordinates | 45.42950, 12.35600 |
| Part of Walk | Venise, Saint-Marc et la Sérénissime : splendeur des doges et chute de 1797 |
| Generated | Generated |
Écoute un instant: des oiseaux, le vent dans les pins et les platanes, des pas sur le gravier. Dans une ville de pierre et d'eau, ce bruit de feuilles est presque un événement. Tu entres dans les Giardini, le plus grand espace vert du centre historique, ouvert sur la lagune.
Un décret de 1807 ordonne la création d'un jardin public, sur le modèle des promenades parisiennes. L'architecte Giannantonio Selva le dessine, avec de grandes allées et une terrasse au bord de l'eau. Mais pour faire de la place, il faut raser tout un morceau de quartier: plusieurs couvents, plusieurs églises, des maisons. On n'a guère demandé leur avis aux religieuses.
C'est le grand paradoxe de la Venise napoléonienne. La même administration qui ferme des dizaines d'églises et de couvents, disperse les tableaux et fond l'argenterie des sacristies, offre aussi aux Vénitiens leur premier grand jardin public et leurs premières rues droites. Pour les uns, c'est un saccage. Pour les autres, une modernisation. Les deux sont vrais, et les Vénitiens se disputent encore à ce sujet.
Ces jardins ont trouvé, à la fin du siècle, une seconde vie inattendue. En 1895, la ville y organise une grande exposition internationale d'art: la Biennale de Venise est née. Peu à peu, les pays construisent leur propre pavillon sous les arbres, la Belgique la première en 1907, puis la Hongrie, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, et la France dès 1912. Aujourd'hui, une année sur deux pour l'art et l'autre pour l'architecture, ces allées accueillent des artistes du monde entier.
Avance jusqu'au bord de l'eau et regarde vers l'ouest: tu vois toute la Riva que tu viens de parcourir, jusqu'au Campanile et aux coupoles de Saint-Marc. Pour la dernière étape, ressors par le nord des jardins, suis la Secco Marina jusqu'au campo Ruga, puis traverse le long pont vers l'île de San Pietro, avec son clocher blanc légèrement penché.