Pabellón Real : un palais gothique pour un roi
Why is it significant?
Voici le troisième pavillon de la place, et le plus inattendu: des pinacles, des arcs en accolade, des dentelles de pierre et de céramique, comme une chapelle de la fin du Moyen Âge. C'est le Pabellón Real, le pavillon royal.
Key Facts
| Place | Pabellón Real : un palais gothique pour un roi |
|---|---|
| Address | Plaza de América, 41013 Sevilla, Spain |
| Geo Coordinates | 37.37200, -5.98630 |
| Part of Walk | Séville verte : la Plaza de España et le parc de María Luisa, jardin d'un Français |
| Generated | Generated |
Voici le troisième pavillon de la place, et le plus inattendu: des pinacles, des arcs en accolade, des dentelles de pierre et de céramique, comme une chapelle de la fin du Moyen Âge. C'est le Pabellón Real, le pavillon royal.
Le style s'appelle le gothique isabélin, du nom d'Isabelle la Catholique, la reine qui régnait sur la Castille à la fin du quinzième siècle, quand Christophe Colomb partait vers l'ouest. Ce n'est pas un hasard pour une exposition ibéro-américaine: Aníbal González choisit le style de l'époque où commence l'histoire commune de l'Espagne et de l'Amérique.
Le bâtiment devait recevoir le roi Alphonse XIII et la famille royale lors des cérémonies de l'exposition, et c'est le roi lui-même qui inaugure l'exposition en mai 1929. Le roi a d'ailleurs donné son nom au grand hôtel où tu as commencé ta promenade. Deux ans après l'ouverture de l'exposition, en 1931, la république est proclamée et Alphonse XIII part en exil. Il ne reviendra jamais régner. Les pavillons qui devaient l'accueillir, eux, sont restés, plus durables que la monarchie qui les avait commandés.
Isabelle la Catholique est une figure qu'il faut regarder en face. C'est sous son règne que l'Inquisition s'installe à Séville, que les Juifs sont expulsés d'Espagne en 1492, et que commence la conquête de l'Amérique, avec son cortège de violences. Le gothique isabélin est magnifique; l'histoire qu'il évoque est beaucoup plus sombre.
Reviens un instant au jardin. Entre les trois pavillons, Forestier et Aníbal González ont aménagé des parterres, des bassins et des bancs de céramique, un jardin presque à la française, géométrique et ordonné, qui contraste avec le désordre romantique de l'île aux canards. Observe la taille nette des haies, la symétrie des allées, l'eau enfermée dans des bassins réguliers: ici, la nature est mise en scène comme un tapis. Chaque coin du parc a son humeur. Pour finir, remonte un peu vers le nord, jusqu'à la colline artificielle avec sa cascade, d'où l'on voit tout le parc.