Pabellón Mudéjar : la brique qui rêve d'Orient
Why is it significant?
Te voilà au bord de la Plaza de América. Devant toi, un pavillon de brique rose et de céramique vernissée, couvert d'arcs entrelacés, de frises géométriques et de petites tours. C'est le Pabellón Mudéjar, et autour de toi des dizaines de colombes picorent les graines que leur lancent les enfants.
Key Facts
| Place | Pabellón Mudéjar : la brique qui rêve d'Orient |
|---|---|
| Address | Plaza de América 3, 41013 Sevilla, Spain |
| Geo Coordinates | 37.37220, -5.98790 |
| Part of Walk | Séville verte : la Plaza de España et le parc de María Luisa, jardin d'un Français |
| Generated | Generated |
Te voilà au bord de la Plaza de América. Devant toi, un pavillon de brique rose et de céramique vernissée, couvert d'arcs entrelacés, de frises géométriques et de petites tours. C'est le Pabellón Mudéjar, et autour de toi des dizaines de colombes picorent les graines que leur lancent les enfants.
Le mot mudéjar désigne les musulmans restés vivre dans les royaumes chrétiens après la Reconquête, et, par extension, l'art qu'ils ont pratiqué pour leurs nouveaux maîtres: la brique, le plâtre sculpté, les plafonds de bois, les azulejos. Au début du vingtième siècle, ce vieux style devient une fierté régionale, et Aníbal González en fait le vocabulaire de l'exposition.
Ce pavillon a été construit dans les années 1910, parmi les premiers édifices du chantier, bien avant l'ouverture de l'exposition. Depuis les années 1970, il abrite le musée des Arts et Traditions populaires de Séville: costumes, céramiques, broderies, instruments de musique, outils d'artisans, intérieurs de maisons reconstitués. Le genre de musée qui raconte la vie des gens plutôt que celle des rois, et qui te montre comment on vivait, cuisinait et faisait la fête en Andalousie il y a un siècle ou deux.
La Plaza de América, elle, est souvent appelée la place des colombes. Des générations de petits Sévillans y ont été photographiés avec un oiseau sur la tête ou sur la main. Et regarde les céramiques des bancs et des bordures: elles sortent pour beaucoup des ateliers de Triana, le quartier des potiers de l'autre côté du fleuve, qui a vécu grâce à l'exposition un véritable âge d'or.
Il y a pourtant un paradoxe dans tout ce décor. Pour célébrer la modernité et l'avenir des relations avec l'Amérique, Séville a choisi de regarder vers son passé, et même vers un passé idéalisé, où chrétiens et musulmans auraient vécu en harmonie. La réalité historique a été bien plus dure. Mais l'architecture, elle, garde la trace d'un vrai mélange. Traverse maintenant la place vers le sud, jusqu'au palais de style Renaissance.