Fuente de los Leones : un souvenir de l'Alhambra
Why is it significant?
Avance jusqu'à la fontaine et fais-en le tour. Des lions montent la garde autour du bassin, des haies de myrte taillées au cordeau dessinent des chemins tout autour, et l'air sent la terre mouillée. C'est la Fuente de los Leones, la fontaine des lions.
Key Facts
| Place | Fuente de los Leones : un souvenir de l'Alhambra |
|---|---|
| Address | Avenida de Hernán Cortés, Parque de María Luisa, 41013 Sevilla, Spain |
| Geo Coordinates | 37.37360, -5.98780 |
| Part of Walk | Séville verte : la Plaza de España et le parc de María Luisa, jardin d'un Français |
| Generated | Generated |
Avance jusqu'à la fontaine et fais-en le tour. Des lions montent la garde autour du bassin, des haies de myrte taillées au cordeau dessinent des chemins tout autour, et l'air sent la terre mouillée. C'est la Fuente de los Leones, la fontaine des lions.
Si tu as visité Grenade, ces lions te disent sûrement quelque chose. Ils rappellent la célèbre cour des Lions de l'Alhambra, le palais des rois nasrides, où douze lions de pierre portent une vasque depuis le quatorzième siècle. Forestier ne copie pas: il cite, comme un musicien glisse un air connu dans sa propre composition.
Regarde bien le myrte autour de toi. C'est la plante des jardins arabes par excellence: elle reste verte toute l'année, supporte la chaleur, se taille facilement, et ses feuilles froissées sentent bon. À l'Alhambra, la cour des Myrtes lui doit son nom. Forestier en a fait la colonne vertébrale de son parc: des haies basses qui guident tes pas sans jamais te cacher le ciel.
Ce qui rend ce lieu si agréable, même en plein été, c'est une science très ancienne. Le bruit de l'eau donne une impression de fraîcheur, l'ombre des grands arbres baisse la température au sol, et les céramiques renvoient la lumière sans chauffer comme la pierre. Les jardiniers andalous savaient tout cela depuis des siècles. Forestier, ingénieur de formation, l'a remis au goût du jour avec une précision de polytechnicien.
Et Séville n'a été qu'une étape pour lui. Après le parc de María Luisa, il a dessiné les jardins de Montjuïc à Barcelone, puis des avenues et des parcs à Buenos Aires et à La Havane. En 1920, il publie un livre, Jardins, carnet de plans et de dessins, où l'on retrouve beaucoup d'idées nées ici. Un paysagiste parisien qui a appris l'Andalousie... et l'a exportée jusqu'aux Amériques. Poursuis vers le sud, jusqu'à la grande place aux colombes et son pavillon de brique.