Monte Gurugú : la colline et la cascade

Why is it significant?

Grimpe le petit sentier qui monte entre les rochers. Tout près, une cascade dévale la pente dans un bassin, et au sommet un petit belvédère domine les cimes des arbres. Bienvenue sur le Monte Gurugú, la seule montagne du parc, construite entièrement de main d'homme.

Key Facts

PlaceMonte Gurugú : la colline et la cascade
AddressAvenida de Hernán Cortés, Parque de María Luisa, 41013 Sevilla, Spain
Geo Coordinates37.37330, -5.98720
Part of WalkSéville verte : la Plaza de España et le parc de María Luisa, jardin d'un Français
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Grimpe le petit sentier qui monte entre les rochers. Tout près, une cascade dévale la pente dans un bassin, et au sommet un petit belvédère domine les cimes des arbres. Bienvenue sur le Monte Gurugú, la seule montagne du parc, construite entièrement de main d'homme.

Dans une ville aussi plate que Séville, une colline, même minuscule, c'est un événement. Elle offre ce que les jardiniers appellent un point de vue: un endroit où l'on s'arrête, où l'on respire, où le jardin se découvre d'un seul regard. Et la cascade apporte au parc ce qui lui manque ailleurs: le bruit d'une eau vive, presque montagnarde. En été, quand le thermomètre dépasse les quarante degrés, les Sévillans viennent chercher ici un peu de fraîcheur.

Le nom, lui, vient de loin. Le vrai mont Gurugú se trouve au Maroc, près de Melilla. En 1909, l'armée espagnole y livre de durs combats contre les tribus du Rif, avec de lourdes pertes, et le nom est alors dans tous les journaux d'Espagne. La colline du parc, aménagée dans ces mêmes années, en aurait hérité. Un nom de bataille pour un coin de jardin paisible: Séville aime ces contrastes.

Avant de redescendre, ferme les yeux une seconde. Tu entends la cascade, les perruches, peut-être le pas d'un cheval de calèche sur l'avenue. C'est exactement ce que Forestier voulait: un jardin qui se vit avec tous les sens, pas seulement avec les yeux. Il est mort à Paris en 1930, l'année où se terminait l'exposition... mais ses arbres, eux, ont continué à grandir.

Voilà, la boucle est bouclée. Tu as traversé les jardins d'une princesse française, le rêve de brique d'Aníbal González, les trois styles de la Plaza de América et le petit Alhambra de Forestier. Plus de cent ans après son ouverture, le parc de María Luisa reste le poumon vert de Séville. Prends ton temps pour redescendre... ici, personne n'est pressé.

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