Bibliothèque nationale, site Richelieu : salle Ovale et salle Labrouste
Why is it significant?
Traverse le jardin et entre dans la grande salle Ovale: sous une immense verrière elliptique, des dizaines de tables, de petites lampes, et des rayonnages qui courent tout autour sur plusieurs niveaux. Le silence est total, mais ce n'est pas un silence froid.
Key Facts
| Place | Bibliothèque nationale, site Richelieu : salle Ovale et salle Labrouste |
|---|---|
| Address | 5 Rue Vivienne, 75002 Paris, France |
| Geo Coordinates | 48.86780, 2.33900 |
| Part of Walk | Paris sous verrière : passages couverts, Palais-Royal et galerie Vivienne |
| Generated | Generated |
Traverse le jardin et entre dans la grande salle Ovale: sous une immense verrière elliptique, des dizaines de tables, de petites lampes, et des rayonnages qui courent tout autour sur plusieurs niveaux. Le silence est total, mais ce n'est pas un silence froid. C'est celui de centaines de personnes qui lisent ensemble.
La salle Ovale a été commencée en 1897 et n'a été achevée qu'au début des années 1930. Pendant des décennies, elle était réservée aux chercheurs munis d'une carte. Depuis la réouverture du site Richelieu en 2022, après de longs travaux, elle est ouverte à tous, gratuitement: n'importe qui peut s'asseoir sous cette verrière et feuilleter des milliers de livres, des grands classiques aux bandes dessinées.
Juste à côté se trouve la salle Labrouste, ouverte en 1868. Seize colonnes de fonte, fines comme des tiges, portent neuf coupoles de faïence percées chacune d'un oculus. L'architecte Henri Labrouste a fait entrer le fer dans le temple du savoir, et sur les murs il a fait peindre des arbres et des ciels, pour que les lecteurs aient l'impression de lire dans un jardin. Elle sert aujourd'hui de bibliothèque à l'Institut national d'histoire de l'art.
Et c'est ici que notre promenade croise un homme: Walter Benjamin. Ce philosophe allemand, exilé à Paris dans les années 1930, passait ses journées dans cette bibliothèque à remplir des fiches pour un livre immense, jamais terminé, consacré justement... aux passages couverts de Paris. En 1940, avant de fuir les nazis, il confie une partie de ses papiers à l'écrivain Georges Bataille, qui travaillait ici et les cache dans les fonds. Benjamin meurt quelques mois plus tard à la frontière espagnole. Ses notes, elles, ont survécu entre ces murs.
Les collections renferment aussi un trône de bronze dit de Dagobert et des pièces d'échecs en ivoire attribuées à Charlemagne, en réalité bien plus tardives. Ressors par la rue de Richelieu, rejoins la rue des Petits-Champs et marche vers l'ouest: sur ta droite, une arche discrète ouvre le passage Choiseul.