Lycée français Charles de Gaulle : l'école de l'exil

Why is it significant?

Jette un œil de l'autre côté des grilles: une cour, de grands bâtiments, et à l'heure de la sortie un brouhaha qui pourrait être celui de n'importe quel collège de Lyon ou de Nantes. Ici, on dit maîtresse, on mange à la cantine et on prépare le bac. Tu es devant le Lycée français Charles de Gaulle.

Key Facts

PlaceLycée français Charles de Gaulle : l'école de l'exil
Address35 Cromwell Rd, London SW7 2DG, United Kingdom
Geo Coordinates51.49530, -0.17640
Part of WalkSouth Kensington, le petit Paris de Londres : musées, lycée et Albertopolis
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Jette un œil de l'autre côté des grilles: une cour, de grands bâtiments, et à l'heure de la sortie un brouhaha qui pourrait être celui de n'importe quel collège de Lyon ou de Nantes. Ici, on dit maîtresse, on mange à la cantine et on prépare le bac. Tu es devant le Lycée français Charles de Gaulle.

L'histoire commence pendant la Première Guerre mondiale. En 1915, des familles belges et françaises réfugiées à Londres ont besoin d'une école pour leurs enfants, et un petit établissement ouvre ses portes. Il grandit, déménage, et finit par s'installer ici, face aux grands musées, après la Seconde Guerre mondiale. Plus tard, il prendra le nom de l'homme qui avait parlé à la France depuis Londres, en juin 1940.

Aujourd'hui, le lycée accueille plusieurs milliers d'élèves, de la maternelle au baccalauréat, répartis sur plusieurs sites de la ville. C'est l'un des plus grands établissements français à l'étranger, et on y suit les programmes de l'Éducation nationale, jusqu'au même bac qu'à Bordeaux ou à Strasbourg. Et il a façonné tout le quartier: pour beaucoup de familles expatriées, la question n'est pas « dans quel quartier vivre ? », mais « à combien de minutes du lycée ? ». Les loyers des rues voisines en savent quelque chose.

Ce petit monde a ses paradoxes. Les enfants parlent français en classe, anglais dans la cour, et un joyeux mélange des deux à la maison. Ils disent « je vais checker » sans sourciller, réclament des crumpets au goûter, et quand ils rentrent en vacances en France, leurs cousins les traitent... d'Anglais. Une génération entière a grandi entre deux langues, sans jamais choisir.

Prends maintenant Queensberry Place vers le sud. Tu vas longer une belle façade claire aux lignes Art déco: garde-la pour tout à l'heure, on y revient. Au bout, tourne à gauche dans Harrington Road, puis à droite dans la petite rue qui sent le pain chaud. C'est là que bat le cœur du petit Paris.

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