Museo dell'Opera del Duomo : là où naquit le David
Why is it significant?
Pousse la porte de ce bâtiment discret, face au chevet de la cathédrale: depuis la fin du XIIIe siècle, c'est ici que siège l'Opera del Duomo, l'institution chargée de construire puis d'entretenir Santa Maria del Fiore. Elle existe toujours.
Key Facts
| Place | Museo dell'Opera del Duomo : là où naquit le David |
|---|---|
| Address | Piazza del Duomo 9, 50122 Firenze FI, Italy |
| Geo Coordinates | 43.77330, 11.25800 |
| Part of Walk | Florence, cœur de la Renaissance : du Duomo à la Piazza della Signoria |
| Generated | Generated |
Pousse la porte de ce bâtiment discret, face au chevet de la cathédrale: depuis la fin du XIIIe siècle, c'est ici que siège l'Opera del Duomo, l'institution chargée de construire puis d'entretenir Santa Maria del Fiore. Elle existe toujours. Et c'est dans la cour de ces ateliers que s'est produit l'un des plus beaux miracles de l'histoire de la sculpture.
En 1501, l'Opera confie à un jeune homme de vingt-six ans un bloc de marbre de Carrare abandonné depuis près de quarante ans, entamé puis délaissé par d'autres sculpteurs, et que tout le monde jugeait gâché. Le jeune homme s'appelle Michel-Ange. Il s'enferme ici, derrière une palissade de planches, et pendant près de trois ans il en tire un géant: le David. En 1504, il faudra plusieurs jours pour le traîner jusqu'à la Piazza della Signoria.
Le David n'est plus là, mais le musée garde des trésors qu'on ne voit nulle part ailleurs. Les vraies portes du Paradis de Ghiberti, restaurées et protégées derrière des vitres. Les maquettes en bois et les outils du chantier de la coupole. La Madeleine de Donatello, une sainte sculptée dans le bois, décharnée, presque sauvage, qui dit la pénitence mieux que mille sermons. Et une immense salle qui reconstitue la façade gothique de la cathédrale, démolie en 1587 et restée nue pendant trois siècles.
Il y a surtout une Pietà, que Michel-Ange sculptait pour son propre tombeau, alors qu'il avait plus de soixante-dix ans. Le Nicodème au capuchon qui soutient le Christ porterait les traits du sculpteur lui-même. Un jour, mécontent ou découragé, il a frappé le marbre à coups de marteau puis l'a abandonné. Un de ses assistants a recollé les morceaux. Quand tu la regardes, tu vois un vieil homme qui s'est sculpté en train de porter la mort.
Le musée a été entièrement repensé et agrandi en 2015, et sa terrasse offre une vue rapprochée, presque intime, sur la coupole et sa lanterne. En sortant, prends la Via Bufalini vers l'est. Deux minutes de marche, et tu débouches sur une petite place bordée d'un long portique: l'hôpital de Santa Maria Nuova, qui soigne les Florentins depuis plus de sept siècles.