Ospedale di Santa Maria Nuova : Béatrice, Léonard et les malades
Why is it significant?
Sous ce portique un peu austère, des ambulances vont et viennent, des soignants en blouse traversent la place... et pourtant tu es devant l'un des plus vieux hôpitaux d'Europe encore en activité. Santa Maria Nuova soigne des malades sans interruption depuis 1288.
Key Facts
| Place | Ospedale di Santa Maria Nuova : Béatrice, Léonard et les malades |
|---|---|
| Address | Piazza di Santa Maria Nuova 1, 50122 Firenze FI, Italy |
| Geo Coordinates | 43.77360, 11.26030 |
| Part of Walk | Florence, cœur de la Renaissance : du Duomo à la Piazza della Signoria |
| Generated | Generated |
Sous ce portique un peu austère, des ambulances vont et viennent, des soignants en blouse traversent la place... et pourtant tu es devant l'un des plus vieux hôpitaux d'Europe encore en activité. Santa Maria Nuova soigne des malades sans interruption depuis 1288.
Son fondateur s'appelle Folco Portinari, un riche marchand. Le nom te dit peut-être quelque chose: sa fille Bice est traditionnellement identifiée à Béatrice, la jeune femme que Dante aima toute sa vie sans presque lui parler, et qu'il installa au paradis de sa Divine Comédie. La tradition veut même qu'une servante de la famille, Monna Tessa, ait poussé son maître à fonder l'hôpital et qu'elle y ait soigné les premiers malades.
Au début du XVIe siècle, un visiteur peu ordinaire fréquente les salles. Léonard de Vinci obtient le droit d'y disséquer des corps. Dans ses carnets, il raconte avoir parlé avec un très vieil homme qui disait avoir plus de cent ans, puis, après sa mort paisible, l'avoir disséqué pour comprendre de quoi meurt un vieillard. L'hôpital gardait aussi l'argent de ses clients, comme une banque, et Léonard y avait déposé ses économies.
Et puis il y a l'histoire d'un tableau. Tommaso Portinari, un descendant du fondateur, dirigeait la filiale de la banque Médicis à Bruges. Il commande au peintre flamand Hugo van der Goes un immense triptyque pour l'église de l'hôpital, où il arrive en 1483. Les peintres florentins découvrent, stupéfaits, ces bergers aux mains calleuses, ces fleurs peintes une à une dans leurs vases. Ghirlandaio s'en souviendra. Le tableau est aujourd'hui aux Offices.
Pendant des siècles, ces salles ont accueilli les pauvres, les pèlerins, les victimes des épidémies de peste, à une époque où l'hôpital était d'abord une œuvre de charité. Le long portique que tu vois a été élevé entre la fin du XVIe et le XVIIe siècle. Maintenant, repars vers le centre: descends la Via del Proconsolo vers le sud, prends à droite la Via del Corso, puis à gauche la Via dei Calzaiuoli. Sur ta droite, un étrange cube de pierre aux niches peuplées de statues t'attend.