Michaelerplatz et l'École espagnole d'équitation

Why is it significant?

Arrête-toi au milieu de la place en arc de cercle: devant toi, la coupole verte de la porte Saint-Michel, flanquée de deux fontaines géantes, s'ouvre comme un décor d'opéra sur le cœur de la Hofburg. À tes pieds, dans une fosse, des vestiges romains.

Key Facts

PlaceMichaelerplatz et l'École espagnole d'équitation
AddressMichaelerplatz 1, 1010 Wien, Austria
Geo Coordinates48.20820, 16.36680
Part of WalkVienne impériale : la Hofburg, Sissi et le cœur des Habsbourg
GeneratedGenerated

Open the walk

Arrête-toi au milieu de la place en arc de cercle: devant toi, la coupole verte de la porte Saint-Michel, flanquée de deux fontaines géantes, s'ouvre comme un décor d'opéra sur le cœur de la Hofburg. À tes pieds, dans une fosse, des vestiges romains. Et dans ton dos, un immeuble lisse, presque nu, qui a fait scandale.

Cette façade impériale a l'air baroque. Elle n'a pourtant été achevée qu'en 1893, d'après des plans du XVIIIe siècle restés dans les cartons pendant plus d'un siècle et demi. L'immeuble d'en face, lui, date de 1911: c'est la maison d'Adolf Loos, sans le moindre ornement autour des fenêtres. Les Viennois l'ont surnommée la maison sans sourcils. La légende veut que François-Joseph, horrifié, ait fait tirer les rideaux pour ne plus la voir.

Mais le vrai trésor vivant se cache dans l'aile qui relie la coupole à la Josefsplatz: le manège d'hiver, construit de 1729 à 1735 par Joseph Emanuel Fischer von Erlach. C'est là que travaille l'École espagnole d'équitation, mentionnée dès 1565. Espagnole, parce que ses chevaux descendent de lignées venues d'Espagne. Et les lipizzans ont un secret: ils naissent noirs ou bruns, et ne deviennent blancs qu'entre quatre et dix ans.

Ce manège n'a pas servi qu'aux chevaux. Pendant le Congrès de Vienne, on y donnait des carrousels et des bals pour les souverains. En 1848, en pleine révolution, le premier parlement élu d'Autriche y a siégé. Et au printemps 1945, les juments et les poulains de l'élevage, menacés dans le chaos de la fin de la guerre, ont été mis à l'abri avec l'appui de l'armée américaine.

Sous la coupole, une porte discrète mène aux appartements impériaux et au musée Sissi, ouvert en 2004. On y voit le lit de camp en fer où dormait François-Joseph, levé avant l'aube pour lire ses dossiers, et les agrès de gymnastique installés par son épouse dans sa propre chambre. Longe maintenant le manège par la Reitschulgasse, la rue de l'école d'équitation, jusqu'à la place voisine, la Josefsplatz.

Nearby stories