Shinjuku Golden Gai: Le Labyrinthe des Micro-Bars Littéraires
Why is it significant?
Pénétrez avec respect dans les couloirs étroits et silencieux de Shinjuku Golden Gai, un bloc architectural miraculeux composé de six allées piétonnes bordées de minuscules maisons de bois à deux étages.
Key Facts
| Place | Shinjuku Golden Gai: Le Labyrinthe des Micro-Bars Littéraires |
|---|---|
| Address | 1-1-6 Kabukicho, Shinjuku City, Tokyo 160-0021, Japan |
| Geo Coordinates | 35.69420, 139.70460 |
| Part of Walk | Tokyo : Shinjuku, Ruelles Rétro et Gratte-Ciel Lumineux |
| Generated | Generated |
Pénétrez avec respect dans les couloirs étroits et silencieux de Shinjuku Golden Gai, un bloc architectural miraculeux composé de six allées piétonnes bordées de minuscules maisons de bois à deux étages. Épargné par les vagues frénétiques de modernisation urbaine de la bulle économique, ce sanctuaire de la bohème tokyoïte concentre plus de deux cents micro-bars sur une surface équivalente à un terrain de football. Chaque bar ne dispose souvent que de quatre à huit tabourets serrés le long d'un comptoir en bois patiné.
Depuis les années dix-neuf cent soixante, Golden Gai a servi de refuge intellectuel et créatif pour les plus grands écrivains, poètes, journalistes, photographes et cinéastes indépendants du Japon. Des personnalités illustres comme le réalisateur Wim Wenders, le philosophe Jean-Paul Sartre ou le cinéaste Nagisa Oshima venaient y refaire le monde tard dans la nuit au son de disques vinyles de jazz et de blues. Les façades patinées en bois sombre sont décorées d'enseignes minuscules, de lanternes artisanales et de rideaux noren qui protègent la discrétion et l'intimité de chaque comptoir.
Chaque bar possède une identité singulière forgée par son propriétaire, ou 'Master': certains sont tapissés d'affiches de cinéma d'avant-garde des années soixante-dix, d'autres sont dédiés à la musique punk, à la poésie classique japonaise ou au flamenco espagnol, créant une mosaïque culturelle sans équivalent dans le monde. Pour préserver l'âme et la convivialité de chaque établissement, la plupart des tenanciers n'accueillent que de très petits groupes et appliquent une taxe de table modique appelée otoshi incluant un délicieux amuse-bouche maison.
Durant les années dix-neuf cent quatre-vingt, des spéculateurs immobiliers ont tenté d'intimider les tenanciers par des incendies criminels pour raser le quartier: les artistes et riverains ont alors monté des gardes nocturnes solidaires pour défendre leurs ruelles pierre par pierre. Le respect mutuel et le calme sont de mise dans ces ruelles: les conversations s'y déroulent à voix basse pour ne pas troubler la quiétude des habitués et des artistes qui y trouvent l'inspiration.
Débouchez au bout de l'allée orientale pour découvrir le grand portique torii rouge du sanctuaire Hanazono.