Plaza de España : le grand embrassement de brique et d'eau
Why is it significant?
Avance jusqu'au milieu de la place et tourne lentement sur toi-même. Un immense demi-cercle de brique ocre t'entoure, flanqué de deux hautes tours, bordé d'un canal où glissent des barques, enjambé par des ponts de céramique bleue et blanche.
Key Facts
| Place | Plaza de España : le grand embrassement de brique et d'eau |
|---|---|
| Address | Avenida de Isabel la Católica s/n, 41013 Sevilla, Spain |
| Geo Coordinates | 37.37700, -5.98690 |
| Part of Walk | Séville verte : la Plaza de España et le parc de María Luisa, jardin d'un Français |
| Generated | Generated |
Avance jusqu'au milieu de la place et tourne lentement sur toi-même. Un immense demi-cercle de brique ocre t'entoure, flanqué de deux hautes tours, bordé d'un canal où glissent des barques, enjambé par des ponts de céramique bleue et blanche. Voici la Plaza de España, et elle est encore plus grande que sur les photos.
Elle est l'œuvre de l'architecte sévillan Aníbal González, le grand maître d'œuvre de l'exposition. Le chantier commence en 1914 et dure près de quinze ans. La forme n'est pas un hasard: on dit que ce demi-cercle ouvert vers le fleuve est une Espagne qui tend les bras à ses anciennes colonies d'Amérique. Les quatre ponts représenteraient les anciens royaumes de la péninsule: Castille, León, Aragon et Navarre.
Approche-toi des bancs adossés au bâtiment. Chacun est consacré à une province d'Espagne, avec sa carte, son blason et une scène de son histoire, le tout en azulejos. Il y en a près de cinquante, et les familles espagnoles cherchent toujours le leur pour la photo. Le cinéma, lui aussi, est tombé amoureux de la place: Lawrence d'Arabie y a été tourné, et elle est devenue une planète lointaine dans un épisode de La Guerre des étoiles.
Aníbal González n'a pas vu son œuvre achevée en paix. En désaccord avec les organisateurs, il quitte la direction de l'exposition en 1926. Il meurt en 1929, l'année même où sa place accueille enfin le public. Les Sévillans, eux, ne l'ont pas oublié: son nom revient dès qu'on parle de la ville moderne.
Remarque comme la place regarde le parc. Aníbal González a dessiné un décor de brique, Forestier un décor de feuillage, et les deux se répondent: le canal reprend l'eau des bassins, les céramiques font écho aux bancs du jardin. Deux tempéraments, parfois en conflit, et pourtant un seul paysage. Retourne maintenant vers l'ouest, sous les arbres, jusqu'à une clairière où un poète t'attend autour d'un grand arbre.