Casino de la Exposición : la fête de 1929 et le krach
Why is it significant?
Observe ce grand bâtiment aux allures de palais, avec ses balcons, ses balustres et ses ornements baroques qui semblent sortis d'un gâteau de mariage. C'est le Casino de la Exposición. Ne cherche pas de tables de jeu: ici, casino veut dire cercle, salle des fêtes, lieu de réception.
Key Facts
| Place | Casino de la Exposición : la fête de 1929 et le krach |
|---|---|
| Address | Avenida de María Luisa s/n, 41013 Sevilla, Spain |
| Geo Coordinates | 37.37860, -5.99080 |
| Part of Walk | Séville verte : la Plaza de España et le parc de María Luisa, jardin d'un Français |
| Generated | Generated |
Observe ce grand bâtiment aux allures de palais, avec ses balcons, ses balustres et ses ornements baroques qui semblent sortis d'un gâteau de mariage. C'est le Casino de la Exposición. Ne cherche pas de tables de jeu: ici, casino veut dire cercle, salle des fêtes, lieu de réception.
L'édifice a été conçu par l'architecte Vicente Traver comme pavillon de la ville de Séville pour l'Exposition de 1929, avec, dans le même ensemble, le théâtre Lope de Vega. Bals, banquets officiels, concerts: c'est ici que la ville recevait ses invités venus des Amériques. Car l'exposition était ibéro-américaine, une sorte de grande réconciliation entre l'Espagne et ses anciennes colonies, chaque pays construisant son propre pavillon dans le parc et autour.
Et puis le calendrier a joué un très mauvais tour à Séville. L'exposition ouvre en mai 1929. En octobre, c'est le krach de Wall Street. Les visiteurs se font plus rares que prévu, les comptes plongent, et la ville sort de la fête lourdement endettée. Il lui faudra des décennies pour rembourser. Les palais restent, magnifiques, mais ils ont coûté très cher.
Il en reste pourtant un héritage que personne ne regrette: les avenues plantées, les jardins, et ce morceau de ville entièrement pensé pour la promenade à l'ombre. Regarde autour de toi les grands arbres de l'avenue, les orangers, les palmiers... Sans l'exposition, cette partie de Séville serait sans doute restée un faubourg de vergers et d'entrepôts. Et après la fermeture, plusieurs pavillons étrangers ont trouvé une seconde vie: consulats, écoles, musées, services de l'université. Le décor d'une fête de quelques mois est devenu un quartier pour un siècle.
Un détail amusant: le nom de Forestier, le paysagiste français qui a dessiné le parc, est presque trop beau pour être vrai. Polytechnicien, il est aussi passé par l'École forestière de Nancy, avant de rejoindre le service des promenades de Paris. Un forestier nommé Forestier... Traverse maintenant le parc vers l'est, jusqu'au grand demi-cercle de brique qu'on aperçoit entre les arbres.