Statue de saint Venceslas et mémorial de Jan Palach
Why is it significant?
Devant toi, un chevalier en armure, lance au poing, domine la place du haut de son cheval: saint Venceslas, le prince du Xe siècle devenu patron de la Bohême. Autour du socle, quatre autres saints montent la garde, comme des sentinelles de bronze.
Key Facts
| Place | Statue de saint Venceslas et mémorial de Jan Palach |
|---|---|
| Address | Václavské náměstí, 110 00 Praha 1, Czechia |
| Geo Coordinates | 50.08000, 14.42950 |
| Part of Walk | Prague Art nouveau : de Mucha à la place Venceslas, la ville en coup de fouet |
| Generated | Generated |
Devant toi, un chevalier en armure, lance au poing, domine la place du haut de son cheval: saint Venceslas, le prince du Xe siècle devenu patron de la Bohême. Autour du socle, quatre autres saints montent la garde, comme des sentinelles de bronze.
Le sculpteur Josef Václav Myslbek a porté ce monument pendant plus de trente ans. Il commence ses premières esquisses à la fin des années 1880, le cavalier est installé en 1912, et les dernières statues, sainte Ludmila, saint Procope, sainte Agnès et saint Adalbert, ne trouvent leur place qu'en 1924, deux ans après la mort du sculpteur. Sur le socle, une prière en tchèque demande au saint de ne laisser périr ni les vivants, ni ceux qui viendront après eux.
Cette place, longue d'environ 750 mètres, était à l'origine un marché aux chevaux, tracé par Charles IV en 1348 quand il fonde la Nouvelle Ville. Elle prend le nom du saint en 1848, et depuis, c'est le salon où Prague vient crier. En 1918, on y fête l'indépendance. En 1968, on y affronte les chars. Et en novembre 1989, des centaines de milliers de personnes y agitent leurs trousseaux de clés, comme pour dire au régime: la sonnette a retenti, il est temps de partir.
Baisse maintenant les yeux. Dans le pavé, devant le musée, une croix de bronze semble soulevée par le sol, comme si la terre avait gonflé. C'est le mémorial de Jan Palach et de Jan Zajíc. Le 16 janvier 1969, Palach, étudiant de vingt ans, s'est immolé par le feu tout près d'ici pour secouer une société qui s'habituait à l'occupation. Il est mort trois jours plus tard. Le 25 février, Jan Zajíc, dix-huit ans, a fait le même geste à quelques pas.
Vingt ans après, en janvier 1989, les hommages rendus à Palach sur cette place ont été dispersés par la police à coups de matraques et de canons à eau... et cette semaine-là a été l'une des premières fissures du régime. Maintenant, descends la place sur le trottoir de droite, et cherche une façade couleur miel, couronnée de figures dorées.