Passage Jouffroy : le musée Grévin et l'hôtel Chopin
Why is it significant?
Entre dans le passage Jouffroy et lève la tête: ici, pas de bois au plafond, rien que du fer et du verre. Construit dans les années 1840 et ouvert en 1847, c'est le premier passage de Paris dont la charpente est entièrement métallique... et, raconte-t-on, le premier chauffé par le sol.
Key Facts
| Place | Passage Jouffroy : le musée Grévin et l'hôtel Chopin |
|---|---|
| Address | 10 Boulevard Montmartre, 75009 Paris, France |
| Geo Coordinates | 48.87220, 2.34230 |
| Part of Walk | Paris sous verrière : passages couverts, Palais-Royal et galerie Vivienne |
| Generated | Generated |
Entre dans le passage Jouffroy et lève la tête: ici, pas de bois au plafond, rien que du fer et du verre. Construit dans les années 1840 et ouvert en 1847, c'est le premier passage de Paris dont la charpente est entièrement métallique... et, raconte-t-on, le premier chauffé par le sol. Le XIXe siècle industriel est entré dans la galerie.
Une porte du passage donne sur le musée Grévin, ouvert en 1882 par un journaliste, Arthur Meyer, et un caricaturiste, Alfred Grévin. L'idée de Meyer: montrer au public les visages des gens dont parlaient les journaux, à une époque où la presse n'imprimait presque pas de photographies. Des personnages de cire, des stars, des têtes couronnées... Le musée a gardé un palais des mirages, une salle de miroirs venue de l'Exposition universelle de 1900.
Continue: le passage fait un coude et descend quelques marches. Pourquoi ? Parce que le terrain était en pente et que les promoteurs ont dû s'adapter à des parcelles biscornues. Au bout, voici l'hôtel Chopin, ouvert à l'époque même où le passage a été inauguré. Rien ne prouve que le compositeur y ait jamais dormi, mais le nom fait rêver, et sa façade n'a presque pas changé.
Les passages ont bien failli disparaître. Au milieu du XIXe siècle, Paris en comptait plus d'une centaine; beaucoup ont été rasés pendant les grands travaux d'Haussmann, d'autres se sont vidés au profit des grands magasins et des boulevards éclairés. Dans les années 1970, la plupart des survivants étaient sales, abandonnés, menacés. C'est leur protection au titre des monuments historiques, à partir de cette décennie, qui les a sauvés. Il en reste une vingtaine.
Regarde les vitrines en passant: cannes, maisons de poupées, livres anciens, chacune est un petit théâtre à elle seule. Sors à l'extrémité nord, rue de la Grange-Batelière, et traverse: juste en face, le dernier passage de notre promenade prolonge celui-ci.