Salle de bienfaisance Perseverance numéro quatre et Buddy Bolden
Why is it significant?
Vous vous tenez devant le noble portique néoclassique de la salle Perseverance numéro quatre, préservée au sein du parc Louis Armstrong.
Key Facts
| Place | Salle de bienfaisance Perseverance numéro quatre et Buddy Bolden |
|---|---|
| Address | 901 N Villere St, New Orleans, LA 70116, United States |
| Geo Coordinates | 29.96580, -90.06820 |
| Part of Walk | Tremé, Place Congo et parc Armstrong : le berceau sacré du jazz afro-américain |
| Generated | Generated |
Vous vous tenez devant le noble portique néoclassique de la salle Perseverance numéro quatre, préservée au sein du parc Louis Armstrong. Édifié entre 1819 et 1820 comme temple de la loge maçonnique créole La Persévérance numéro quatre, ce bâtiment historique remarquable est officiellement classé par les historiens comme le plus ancien temple maçonnique conservé dans tout l'État de Louisiane, et occupe une place sacrée dans l'histoire de la genèse du jazz.
Admirez sa façade classique en stuc: pourvue de quatre colonnes doriques sobres et d'un fronton triangulaire épuré, la salle servait au dix-neuvième siècle de siège à l'une des prestigieuses sociétés d'entraide et de secours mutuel de la communauté noire francophone.
Ces sociétés d'assistance mutuelle jouaient un rôle fondamental pour les personnes de couleur libres et les ouvriers: moyennant de modestes cotisations mensuelles, elles assuraient les soins médicaux en cas de maladie, versaient des pensions aux veuves et garantissaient surtout des obsèques dignes au son d'une fanfare funéraire. Les week-ends, la société louait sa salle pour des bals populaires, des réunions littéraires et des banquets patriotiques. Vers 1900, le cornettiste légendaire Buddy Bolden, unanimement considéré comme le premier véritable homme du jazz, y fit danser des foules enthousiastes au son de sa trompette rauque et puissante que l'on entendait résonner à travers tout le Tremé. Des maîtres comme Joe « King » Oliver, le pianiste Jelly Roll Morton et le clarinettiste Sidney Bechet y firent également leurs premières armes musicales avant de porter la gloire du jazz à Chicago et à Paris.
En effleurant les colonnes de ce temple où résonna le souffle fondateur de Buddy Bolden, on prend la mesure de la créativité populaire qui donna le jour à une révolution musicale mondiale. Ce pavillon est un sanctuaire national du jazz.
Sortez du parc par la rue Governor Nicholls et rejoignez l'église Saint-Augustin.