Plaza de Oriente : le cheval de Galilée
Why is it significant?
Au centre de la place, un cheval de bronze se cabre sur ses seules pattes arrière, et sur son dos, Philippe IV, bâton de commandement à la main, n'a pas l'air inquiet le moins du monde. Autour, des jardins, des haies, des rangées de rois de pierre.
Key Facts
| Place | Plaza de Oriente : le cheval de Galilée |
|---|---|
| Address | Plaza de Oriente, 28013 Madrid, Spain |
| Geo Coordinates | 40.41830, -3.71320 |
| Part of Walk | Le Madrid des Austrias : de la Puerta del Sol au Palais royal |
| Generated | Generated |
Au centre de la place, un cheval de bronze se cabre sur ses seules pattes arrière, et sur son dos, Philippe IV, bâton de commandement à la main, n'a pas l'air inquiet le moins du monde. Autour, des jardins, des haies, des rangées de rois de pierre. C'est la Plaza de Oriente, et cette statue est un petit miracle d'ingénierie.
Elle a été réalisée à Florence par le sculpteur Pietro Tacca et achevée en 1640. Le problème, c'est que Philippe IV voulait un cheval cabré, et qu'aucune grande statue équestre n'avait jamais tenu dans cette position, tout le poids reposant sur deux pattes. La solution serait venue de Galilée en personne: faire l'avant du cheval creux et l'arrière plein, pour ramener le centre de gravité vers la queue. Près de quatre siècles plus tard, il tient toujours debout.
La place, elle, est une idée de Joseph Bonaparte, encore lui, le roi des Petites Places. Pour dégager la vue sur le palais, il fait raser à partir de 1809 tout un quartier de maisons et de couvents. Mais il quitte l'Espagne avant d'en voir la fin, et c'est sous Isabelle II, dans les années 1840, que la place prend sa forme actuelle, en demi-cercle face au palais.
Cette place a aussi été une scène politique. Pendant la dictature, Franco y a rassemblé à plusieurs reprises des foules immenses qu'il saluait depuis le balcon du palais. La dernière fois, c'était le 1er octobre 1975, sept semaines avant sa mort. Aujourd'hui, la place est surtout un lieu de promenade, et les rois de pierre, cousins de ceux des jardins de Sabatini, regardent passer les touristes.
Ces statues représentent des souverains wisigoths et des rois des royaumes chrétiens du Moyen Âge, dont certains n'évoquent plus rien à personne. Ils devaient trôner sur le toit du palais, ils ont fini au ras des pelouses. Tourne maintenant le dos au palais: en face, la grande façade arrondie qui ferme la place, c'est l'Opéra de Madrid. Traverse les jardins, tu y es.