Calle de Manuela Malasaña : la couturière qui a donné son nom au quartier

Why is it significant?

Cherche la plaque bleue et blanche au coin de la rue: Calle de Manuela Malasaña. Autour de toi, des façades colorées, des balcons de fer forgé, des boutiques de vinyles et des cafés où l'on travaille sur ordinateur.

Key Facts

PlaceCalle de Manuela Malasaña : la couturière qui a donné son nom au quartier
AddressCalle de Manuela Malasaña, 28004 Madrid, Spain
Geo Coordinates40.42870, -3.70410
Part of WalkMadrid secret : de la Gran Vía à Malasaña, coupoles dorées et barricades de 1808
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Cherche la plaque bleue et blanche au coin de la rue: Calle de Manuela Malasaña. Autour de toi, des façades colorées, des balcons de fer forgé, des boutiques de vinyles et des cafés où l'on travaille sur ordinateur. Difficile d'imaginer que ce nom si joyeux, devenu une marque branchée, est celui d'une adolescente morte à dix-sept ans.

Manuela Malasaña Oñoro est née en 1791 et vivait dans ce quartier, qu'on appelait alors Maravillas. Elle était brodeuse, et travaillait dans un atelier de couture. Le 2 mai 1808, pendant le soulèvement, elle meurt. Mais comment ? Là, les versions divergent, et c'est ce qui rend son histoire si fascinante.

La version la plus répandue raconte qu'en rentrant de son atelier, elle fut arrêtée par des soldats français. Comme toutes les couturières, elle portait sur elle ses ciseaux, et ce jour-là, tout objet pouvant servir d'arme valait une condamnation. Elle aurait été fusillée pour une paire de ciseaux. Une autre version la place au parc de Monteleón, apportant des munitions aux défenseurs aux côtés de son père.

Ce qui est sûr, c'est que Madrid a fait d'elle un symbole: une fille du peuple, sans uniforme ni grade, à côté des capitaines Daoíz et Velarde. La ville lui a donné cette rue, puis, au XXe siècle, l'usage populaire a peu à peu rebaptisé tout le quartier de son nom. Aujourd'hui, on dit Malasaña bien plus souvent que le nom officiel du quartier, Universidad.

Promène ton regard sur les vieilles enseignes de faïence qu'on croise encore dans ces rues: des carreaux peints au début du XXe siècle pour vanter des pharmacies, des laiteries ou des remèdes miracles. Le Malasaña d'aujourd'hui vit au milieu de ces fantômes. Suis la rue vers l'est jusqu'à la grande Glorieta de Bilbao: un café de 1887 t'y attend, avec ses miroirs et ses tables de marbre.

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