Casa Museo Lope de Vega : la maison du monstre de la nature

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Regarde d'abord la plaque de la rue: Calle de Cervantes. Puis la porte devant toi: la maison de Lope de Vega. Tu tiens là la plus belle ironie de Madrid, et on va y revenir. Lope de Vega achète cette maison en 1610 et y vit jusqu'à sa mort, en 1635. C'est l'homme le plus célèbre d'Espagne.

Key Facts

PlaceCasa Museo Lope de Vega : la maison du monstre de la nature
AddressCalle de Cervantes 11, 28014 Madrid, Spain
Geo Coordinates40.41440, -3.69740
Part of WalkMadrid littéraire : Cervantès, Lope de Vega et le Quartier des Lettres
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Regarde d'abord la plaque de la rue: Calle de Cervantes. Puis la porte devant toi: la maison de Lope de Vega. Tu tiens là la plus belle ironie de Madrid, et on va y revenir.

Lope de Vega achète cette maison en 1610 et y vit jusqu'à sa mort, en 1635. C'est l'homme le plus célèbre d'Espagne. Il prétendait avoir écrit plus de mille cinq cents pièces de théâtre, et même si les spécialistes en retiennent quelques centaines, le chiffre reste vertigineux. Cervantès, qui le jalousait autant qu'il l'admirait, l'a surnommé le monstre de la nature. Et dans la rue, on disait d'une chose parfaite qu'elle était de Lope.

Sa vie est un roman. Duels, exils, mariages, maîtresses en série, enfants légitimes et illégitimes... En 1614, il se fait prêtre. Et quelques années plus tard, prêtre ou non, il tombe follement amoureux d'une jeune femme mariée, Marta de Nevares. Il vit cette passion dans cette maison même, entre les messes et les comédies.

Si tu peux entrer, tu découvriras un intérieur du XVIIe siècle reconstitué avec soin: le bureau, l'oratoire, les lits, les braseros. Et au fond, le petit jardin qu'il adorait, son huertecillo, comme il l'appelait, avec ses arbres fruitiers. La maison est devenue un musée en 1935, pour le troisième centenaire de sa mort, et elle appartient à la Real Academia Española.

Revenons à l'ironie. Au XVIIe siècle, cette rue s'appelait la Calle de Francos, et la rue parallèle, où Cervantès est enterré, la Calle de Cantarranas. Au XIXe siècle, la ville les rebaptise. Résultat: Lope habite pour l'éternité rue Cervantès, et Cervantès repose rue Lope de Vega. Les deux rivaux échangés pour toujours. Avant d'aller saluer Cervantès, fais un petit détour vers l'est, jusqu'à la Plaza de Jesús: une basilique y raconte comment on rachetait les captifs.

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