Jardim Botânico de Lisboa
Why is it significant?
Descends doucement les allées de ce jardin en pente, sous les palmiers, les fougères arborescentes et les dragonniers aux branches en candélabre. Le Jardim Botânico de Lisboa a été planté à partir de 1873 pour l'École polytechnique, juste au-dessus.
Key Facts
| Place | Jardim Botânico de Lisboa |
|---|---|
| Address | Rua da Escola Politécnica 58, 1250 Lisboa, Portugal |
| Geo Coordinates | 38.71850, -9.14890 |
| Part of Walk | Lisbonne de Pessoa : Bairro Alto, Príncipe Real et les écrivains de la ville haute |
| Generated | Generated |
Descends doucement les allées de ce jardin en pente, sous les palmiers, les fougères arborescentes et les dragonniers aux branches en candélabre. Le Jardim Botânico de Lisboa a été planté à partir de 1873 pour l'École polytechnique, juste au-dessus. Les rumeurs de la ville s'éteignent, remplacées par les oiseaux.
Il a été pensé par des savants pour enseigner la botanique, et il profite d'un microclimat rare: à l'abri des vents, des plantes d'Australie, d'Afrique, d'Amérique du Sud ou d'Asie y poussent comme chez elles. C'est un jardin de collection, un peu sauvage par endroits, qui a gardé l'atmosphère d'un livre de sciences du XIXe siècle qu'on aurait laissé ouvert sous la pluie.
C'est l'endroit idéal pour rencontrer le dernier hétéronyme de cette promenade, et le premier dans le cœur de Pessoa: Alberto Caeiro, le berger qui ne gardait pas de troupeau, le maître des autres poètes. Pessoa racontait que le 8 mars 1914, debout devant une commode, il avait écrit d'un seul jet plus de trente poèmes du Gardeur de troupeaux. Il appelait ce jour son jour triomphal.
Caeiro ne veut pas penser, il veut voir. Les choses sont ce qu'elles sont, sans mystère. Et il écrit ces vers si simples: le Tage est plus beau que la rivière qui coule dans mon village, mais le Tage n'est pas plus beau que la rivière qui coule dans mon village, parce que le Tage n'est pas la rivière qui coule dans mon village. Regarde un arbre, ici, sans lui chercher de sens. Tu viens de lire Caeiro.
Tu es parti de la place où Pessoa est né, tu es passé par l'hôpital où il est mort, tu as croisé Eça, Camões, Saramago, Vieira et Botto. Pessoa a écrit que la littérature, comme tout art, est l'aveu que la vie ne suffit pas. Lisbonne, elle, est la preuve qu'un seul homme peut en contenir plusieurs... et qu'une ville peut les loger tous. Reste dans le jardin aussi longtemps que tu veux: la promenade s'arrête ici.