Basilique San Lorenzo et Bibliothèque Laurentienne
Why is it significant?
Devant toi, une façade de pierres brutes, sans marbre, sans statues, sans rien: on dirait un chantier abandonné. C'est la basilique San Lorenzo, l'église paroissiale des Médicis, et ce mur nu raconte l'histoire d'un rendez-vous manqué.
Key Facts
| Place | Basilique San Lorenzo et Bibliothèque Laurentienne |
|---|---|
| Address | Piazza di San Lorenzo 9, 50123 Firenze FI, Italy |
| Geo Coordinates | 43.77480, 11.25450 |
| Part of Walk | Florence des Médicis : sur les pas de Catherine, de San Lorenzo à Santa Maria Novella |
| Generated | Generated |
Devant toi, une façade de pierres brutes, sans marbre, sans statues, sans rien: on dirait un chantier abandonné. C'est la basilique San Lorenzo, l'église paroissiale des Médicis, et ce mur nu raconte l'histoire d'un rendez-vous manqué.
Au début du XVe siècle, Jean de Bicci de Médicis, le fondateur de la fortune familiale, finance la reconstruction de l'église et la confie à Brunelleschi. À l'intérieur, tout est clarté: colonnes grises en pietra serena, murs blancs, arcs parfaitement rythmés. Dans la Vieille Sacristie, Jean de Bicci repose sous une table de marbre. Devant le maître-autel, une dalle porte deux mots latins pour son fils Cosme: Pater Patriae, père de la patrie. Donatello, son ami, a voulu reposer tout près de lui.
Et la façade ? À partir de 1516, le pape Léon X, fils de Laurent le Magnifique, veut une façade de marbre grandiose et la confie à Michel-Ange. Celui-ci passe des mois dans les carrières de Carrare et de Pietrasanta, fait tracer une route, fait tailler des colonnes... puis en 1520 le contrat est annulé. Michel-Ange est furieux. Il se consolera avec deux autres chantiers, ici même: une sacristie pour les tombeaux de la famille, et une bibliothèque.
Cette bibliothèque, la Laurentienne, se trouve à l'étage du cloître, à gauche de l'église. Commandée par le pape Clément VII pour abriter les manuscrits rassemblés par Cosme et Laurent, elle s'ouvre sur un vestibule étrange, presque angoissant, où les colonnes s'enfoncent dans les murs et où un escalier semble couler comme de la lave jusqu'à tes pieds. Puis vient la salle de lecture, longue et lumineuse, avec ses pupitres de bois dessinés par Michel-Ange.
En 1527, quand Rome est mise à sac et que les Médicis sont de nouveau chassés de Florence, Catherine a huit ans. La République la garde comme otage, d'abord dans un couvent, puis aux Murate, un couvent de religieuses vers la Via Ghibellina. Pendant le terrible siège de 1529-1530, certains proposent, dit-on, de l'exposer sur les remparts. Les religieuses la protègent, et elle leur restera fidèle toute sa vie. Contourne maintenant l'église par la Via del Canto de' Nelli, à travers les étals du marché, jusqu'à la petite place derrière le chevet.