Chapelles des Médicis : la Nouvelle Sacristie de Michel-Ange
Why is it significant?
Sur cette petite place derrière San Lorenzo, une énorme coupole se dresse au-dessus de l'abside: c'est l'entrée des chapelles des Médicis, le mausolée de la dynastie. Deux mondes t'y attendent: l'orgueil des grands-ducs, et le silence de Michel-Ange.
Key Facts
| Place | Chapelles des Médicis : la Nouvelle Sacristie de Michel-Ange |
|---|---|
| Address | Piazza di Madonna degli Aldobrandini 6, 50123 Firenze FI, Italy |
| Geo Coordinates | 43.77520, 11.25300 |
| Part of Walk | Florence des Médicis : sur les pas de Catherine, de San Lorenzo à Santa Maria Novella |
| Generated | Generated |
Sur cette petite place derrière San Lorenzo, une énorme coupole se dresse au-dessus de l'abside: c'est l'entrée des chapelles des Médicis, le mausolée de la dynastie. Deux mondes t'y attendent: l'orgueil des grands-ducs, et le silence de Michel-Ange.
D'abord la chapelle des Princes, commencée en 1604. Une salle octogonale haute comme une cathédrale, entièrement revêtue de marbres rares et de pierres dures, jaspe, lapis-lazuli, nacre, assemblés en marqueterie. Sur le pourtour, les blasons des villes toscanes. Les grands-ducs rêvaient, dit-on, d'y installer le tombeau du Christ, rapporté de Jérusalem. Le projet échoua, et la chapelle resta un écrin sans joyau.
Puis, par un couloir, la Nouvelle Sacristie, commencée en 1520. Ici, tout est blanc et gris, et tout est Michel-Ange, l'architecture comme les sculptures. Sur un des tombeaux, un homme assis, pensif, le visage dans l'ombre de son casque, un doigt contre la bouche: c'est Laurent, duc d'Urbin. Le père de Catherine. À ses pieds, deux figures allongées, l'Aurore et le Crépuscule, glissent sur le couvercle du sarcophage comme si elles allaient tomber.
En face repose Julien, duc de Nemours, un titre français, le grand-oncle de Catherine, avec la Nuit et le Jour. La Nuit est une femme endormie, avec une chouette et un masque. Quand un poète écrivit qu'elle était si vivante qu'on pourrait la réveiller, Michel-Ange répondit en vers, au nom de la statue: qu'il lui était doux de dormir, et plus encore d'être de pierre, tant que dureraient le malheur et la honte. Une pique à peine voilée contre le pouvoir des Médicis.
En 1534, Michel-Ange quitte Florence pour Rome, et il n'y reviendra jamais vivant; la sacristie reste inachevée. Cette même année, à Florence, Alexandre de Médicis, que l'on disait demi-frère de Catherine, commence à se construire une forteresse au nord de la ville. Prends la Via Faenza vers le nord, traverse le quartier jusqu'aux grands boulevards, et cherche les murs de brique rouge.