Duddingston Loch et le pasteur patineur

Why is it significant?

Les roseaux s'ouvrent sur un lac calme, bordé d'arbres, avec au loin la tour carrée d'une petite église posée sur une butte. C'est Duddingston Loch, le seul lac naturel du parc. Et si tu as déjà vu une reproduction du tableau le plus aimé d'Écosse, tu es en plein dedans.

Key Facts

PlaceDuddingston Loch et le pasteur patineur
AddressDuddingston Low Road, Edinburgh EH15 3PX, UK
Geo Coordinates55.93980, -3.15750
Part of WalkLe temps profond d'Édimbourg : Arthur's Seat et Holyrood Park
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Les roseaux s'ouvrent sur un lac calme, bordé d'arbres, avec au loin la tour carrée d'une petite église posée sur une butte. C'est Duddingston Loch, le seul lac naturel du parc. Et si tu as déjà vu une reproduction du tableau le plus aimé d'Écosse, tu es en plein dedans.

Le tableau montre un homme en noir, chapeau sur la tête, bras croisés, qui glisse sur la glace d'une seule jambe avec une élégance parfaite. C'est le révérend Robert Walker, pasteur de l'église du Canongate. Il avait grandi à Rotterdam, où son père était pasteur, et avait appris à patiner sur les canaux gelés de Hollande. Il était membre de l'Edinburgh Skating Club, l'un des plus anciens clubs de patinage du monde; on raconte que pour y entrer, il fallait tracer un cercle sur chaque pied puis sauter par-dessus des chapeaux.

Le tableau, peint vers les années 1790 et conservé à la National Gallery d'Écosse, est attribué à Henry Raeburn, le grand portraitiste d'Édimbourg. Mais en 2005, un conservateur a avancé une autre piste: le peintre français Henri-Pierre Danloux, émigré pendant la Révolution. Le style, trop léger, ne ressemblerait pas à Raeburn. Le musée maintient l'attribution à Raeburn, et le débat n'est pas tranché. Un pasteur écossais formé en Hollande, peut-être peint par un Français... joli mélange.

Aujourd'hui, le lac gèle rarement assez pour qu'on s'y aventure. Depuis les années 1920, c'est une réserve d'oiseaux: hérons cendrés immobiles dans les roseaux, grèbes, et l'hiver, des bandes de canards venus du nord. Approche doucement de la rive, et tu en verras sans doute. Et un dernier secret: en 1778, en draguant le fond, des ouvriers en ont remonté des épées et des pointes de lance de l'âge du bronze, vieilles d'environ trois mille ans, sans doute jetées là en offrande.

Continue le long de la route vers l'est, jusqu'à la petite église sur sa butte. Là-bas, un autre pasteur t'attend: celui-là ne patinait pas, il peignait.

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