General Register House

Why is it significant?

Face à toi, au bout de Princes Street, un long palais de pierre claire avec un dôme au centre, et devant, sur son cheval cabré, le duc de Wellington en bronze. C'est General Register House, les archives d'Écosse, dessinée par Robert Adam et commencée en 1774.

Key Facts

PlaceGeneral Register House
Address2 Princes Street, Edinburgh EH1 3YY, UK
Geo Coordinates55.95380, -3.18940
Part of WalkÉdimbourg, l'Athènes du Nord : New Town géorgienne et Calton Hill
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Face à toi, au bout de Princes Street, un long palais de pierre claire avec un dôme au centre, et devant, sur son cheval cabré, le duc de Wellington en bronze. C'est General Register House, les archives d'Écosse, dessinée par Robert Adam et commencée en 1774. C'est l'un des plus anciens bâtiments au monde construits exprès pour conserver des archives.

Avant lui, les archives du royaume vivaient dans des conditions lamentables, entassées dans des locaux humides où les parchemins s'abîmaient. Et le financement de l'édifice a une saveur particulière: une bonne partie de l'argent venait des domaines confisqués aux nobles jacobites après le soulèvement de 1745. Les rebelles ont donc, bien malgré eux, payé la maison de la mémoire écossaise.

Le chantier a été interminable. L'argent a manqué, et pendant des années le bâtiment est resté inachevé. Mais à l'intérieur, sous le dôme, Adam a créé une rotonde magnifique, et ces murs gardent aujourd'hui des trésors, comme la Déclaration d'Arbroath, de 1320, la lettre par laquelle les barons écossais demandaient au pape de reconnaître l'indépendance de leur royaume.

Une phrase de cette déclaration est restée dans toutes les mémoires écossaises. En substance: tant que cent d'entre nous resteront en vie, nous ne nous soumettrons jamais à la domination anglaise, car ce n'est ni pour la gloire, ni pour la richesse, ni pour les honneurs que nous combattons, mais pour la liberté, à laquelle aucun homme de bien ne renonce sinon avec la vie. Certains y voient un lointain ancêtre des déclarations d'indépendance modernes.

Quant au cavalier devant l'entrée, c'est le vainqueur de Waterloo, sculpté par John Steell et dévoilé en 1852. Pour un francophone, la promenade devient un peu cruelle à partir d'ici, car la rue suivante porte justement le nom de la défaite de Napoléon. Continue vers l'est: c'est Waterloo Place, et elle te mène à un cimetière perché, coupé en deux par la route.

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