Musée Van Gogh : les années parisiennes de Vincent
Why is it significant?
Devant toi, deux bâtiments se répondent: un bloc lumineux aux lignes droites, et derrière lui une aile en forme d'ovale, habillée de pierre grise.
Key Facts
| Place | Musée Van Gogh : les années parisiennes de Vincent |
|---|---|
| Address | Museumplein 6, 1071 DJ Amsterdam, Netherlands |
| Geo Coordinates | 52.35840, 4.88110 |
| Part of Walk | Amsterdam des musées : de La Ronde de nuit au Picasso du Vondelpark |
| Generated | Generated |
Devant toi, deux bâtiments se répondent: un bloc lumineux aux lignes droites, et derrière lui une aile en forme d'ovale, habillée de pierre grise. C'est le musée Van Gogh, la plus grande collection au monde de son œuvre: environ deux cents tableaux, des centaines de dessins et une grande partie de ses lettres.
Et c'est ici que l'histoire devient française. En mars 1886, Vincent débarque à Paris presque sans prévenir, chez son frère Theo, marchand d'art. Il a trente-deux ans et peint encore dans les bruns et les noirs de la terre hollandaise, ceux des Mangeurs de pommes de terre. Les deux frères s'installent bientôt rue Lepic, à Montmartre. En deux ans, tout va basculer.
À Paris, Vincent découvre les impressionnistes. Il fréquente l'atelier du peintre Cormon, où il croise Toulouse-Lautrec et Émile Bernard, et rencontre Pissarro, Signac et Gauguin. Il achète des estampes japonaises par dizaines. Sa palette explose: des bleus purs, des jaunes, des touches séparées. Trop pauvre pour payer des modèles, il se peint lui-même, encore et encore: plus d'une vingtaine d'autoportraits parisiens, dont beaucoup sont ici.
En février 1888, épuisé par la ville, il part pour Arles chercher la lumière du Midi. On connaît la suite: les tournesols, la crise, l'asile de Saint-Rémy, et la mort à Auvers-sur-Oise en juillet 1890, à trente-sept ans. Il n'a presque rien vendu de son vivant. Si son œuvre est aujourd'hui réunie ici, c'est grâce à Johanna van Gogh-Bonger, la veuve de Theo, qui a consacré sa vie à faire connaître les tableaux de son beau-frère.
Le bâtiment principal a été dessiné par Gerrit Rietveld, mort avant l'ouverture en 1973; l'aile ovale est l'œuvre du Japonais Kisho Kurokawa, en 1999, un joli clin d'œil à la passion de Vincent pour le Japon. Avance maintenant sur la grande pelouse du Museumplein: un musée en forme de baignoire t'attend.