Roemer Visscherstraat : les maisons des Sept Pays
Why is it significant?
Arrête-toi devant les numéros 20 à 30 de la Roemer Visscherstraat: sept maisons collées les unes aux autres, et pas une ne ressemble à sa voisine.
Key Facts
| Place | Roemer Visscherstraat : les maisons des Sept Pays |
|---|---|
| Address | Roemer Visscherstraat 20-30, 1054 EX Amsterdam, Netherlands |
| Geo Coordinates | 52.36160, 4.87740 |
| Part of Walk | Amsterdam des musées : de La Ronde de nuit au Picasso du Vondelpark |
| Generated | Generated |
Arrête-toi devant les numéros 20 à 30 de la Roemer Visscherstraat: sept maisons collées les unes aux autres, et pas une ne ressemble à sa voisine. Des pignons, des tourelles, des arcs mauresques, et même un petit bulbe à la russe... On dirait une exposition universelle en miniature, rangée dans une rue résidentielle.
On les appelle les maisons des Sept Pays. Elles ont été construites en 1894, d'après les plans de l'architecte Tjeerd Kuipers, et chacune représente un pays dans son style: l'Allemagne, la France, l'Espagne, l'Italie, la Russie, les Pays-Bas et l'Angleterre. À la fin du XIXe siècle, le quartier se construit à toute vitesse pour la bourgeoisie, et il fallait bien attirer l'œil des acheteurs.
Cherche la française: elle se donne des airs de petit château, version maison de ville, avec son haut toit et ses lucarnes. Il y a quelque chose de touchant dans cette Europe de carte postale, dessinée à une époque où l'on voyageait encore peu, et alignée bien sagement à quelques pas du Vondelpark. Vingt ans plus tard, la guerre allait déchirer ces pays que la rue faisait vivre côte à côte.
Et le nom de la rue ? Roemer Visscher était un marchand et poète d'Amsterdam, mort en 1620, auteur d'un recueil d'emblèmes plein d'esprit. Sa maison était un salon littéraire, et ses filles Anna et Maria Tesselschade, poétesses, graveuses sur verre et musiciennes, étaient admirées de tous les écrivains de leur temps, Vondel compris. La rue voisine porte d'ailleurs le nom de Tesselschade.
Ainsi se termine la promenade. Tu es parti d'un café Belle Époque, tu as croisé Rembrandt, Van Gogh, Matisse, Mahler et Picasso, et tu finis devant une Europe en briques, rêvée par un architecte de quartier. La Leidseplein est à quelques minutes à pied vers l'est, si tu veux boucler la boucle... au Café Américain, évidemment.