MuseumsQuartier : des écuries impériales aux musées d'aujourd'hui
Why is it significant?
Passe sous le portail central de la longue façade baroque, et soudain la cour s'ouvre: deux blocs posés là comme des météorites, l'un blanc comme de la craie, l'autre gris sombre, et partout de grands bancs en plastique aux couleurs vives où l'on s'allonge dès les premiers rayons du soleil.
Key Facts
| Place | MuseumsQuartier : des écuries impériales aux musées d'aujourd'hui |
|---|---|
| Address | Museumsplatz 1, 1070 Wien, Austria |
| Geo Coordinates | 48.20300, 16.35850 |
| Part of Walk | Le Ring de Vienne : Opéra, musées et palais du grand boulevard |
| Generated | Generated |
Passe sous le portail central de la longue façade baroque, et soudain la cour s'ouvre: deux blocs posés là comme des météorites, l'un blanc comme de la craie, l'autre gris sombre, et partout de grands bancs en plastique aux couleurs vives où l'on s'allonge dès les premiers rayons du soleil.
Avant d'être l'un des plus vastes quartiers culturels d'Europe, c'était la maison des chevaux de l'empereur. Les écuries de la cour ont été construites à partir des années 1720 sur des plans de Johann Bernhard Fischer von Erlach, le grand architecte du baroque viennois. On y logeait des centaines de chevaux, les carrosses d'apparat, les selleries, tout le personnel. Après la chute de la monarchie, les bâtiments ont servi de halls de foires et d'expositions.
Le quartier tel que tu le vois a ouvert en 2001, après des années de bataille. Le premier projet des architectes Laurids et Manfred Ortner prévoyait une tour, un signal moderne au-dessus des toits baroques. Tollé dans la presse et chez les défenseurs du patrimoine: on ne touche pas à la silhouette de la vieille ville. La tour a été abandonnée, et les nouveaux musées se sont faits discrets, cachés derrière la façade historique, invisibles depuis le Ring.
Le bloc blanc, c'est le Leopold Museum, habillé de calcaire coquillier, qui abrite la plus grande collection au monde d'Egon Schiele, le peintre écorché mort à vingt-huit ans en 1918. Le bloc sombre, c'est le mumok, le musée d'art moderne, revêtu de pierre de basalte. Entre les deux, et autour, le baroque n'a pas bougé: les deux époques se regardent sans jamais se toucher.
Et les bancs ? Ce sont les Enzis, dessinés en 2002 pour la cour, et repeints d'une nouvelle couleur au fil des années. Ils sont devenus le salon en plein air des étudiants, des familles et des touristes épuisés. Ressors par le portail, remonte vers le nord le long de la Museumstraße, et cherche le grand palais néo-Renaissance du Schmerlingplatz: le palais de justice.