Plaza de Toros de la Maestranza : le dernier acte
Why is it significant?
Devant toi s'arrondit la façade blanche et jaune ocre des arènes, avec ses balcons et ses grandes portes. Fais le tour jusqu'à la porte la plus ornée, surmontée d'un groupe sculpté. C'est la Puerta del Príncipe.
Key Facts
| Place | Plaza de Toros de la Maestranza : le dernier acte |
|---|---|
| Address | Paseo de Cristóbal Colón 12, 41001 Sevilla, Spain |
| Geo Coordinates | 37.38600, -5.99840 |
| Part of Walk | Sur les pas de Carmen à Séville : cigarières, toreros et flamenco de Triana |
| Generated | Generated |
Devant toi s'arrondit la façade blanche et jaune ocre des arènes, avec ses balcons et ses grandes portes. Fais le tour jusqu'à la porte la plus ornée, surmontée d'un groupe sculpté. C'est la Puerta del Príncipe. Un matador ne la franchit que porté en triomphe, sur les épaules de la foule, après un après-midi exceptionnel.
Ces arènes appartiennent à la Real Maestranza de Caballería, une confrérie de nobles cavaliers fondée en 1670 pour s'entraîner aux armes. Commencées au milieu du XVIIIe siècle, elles n'ont été achevées qu'en 1881. Elles accueillent environ douze mille spectateurs. Regarde bien leur forme: elles ne sont pas parfaitement rondes, car il a fallu les caser entre les rues déjà existantes.
Quatrième acte de Carmen. Sur la place, devant les arènes, la foule acclame Escamillo, le torero. Carmen est venue le voir triompher. Don José, déserteur, ruiné, l'attend dehors. Elle lui jette la bague qu'il lui avait donnée. Il la poignarde, pendant qu'à l'intérieur on crie victoire. Le rideau tombe sur un meurtre en plein soleil, une scène qui choqua le public de 1875.
Mérimée n'avait rien écrit de tel. Dans la nouvelle, le rival est un picador de Grenade, et Don José tue Carmen loin de tout, dans une gorge de montagne. Ce sont les librettistes, Meilhac et Halévy, qui ont transporté le drame ici, devant la Maestranza. Et le mot toréador, que Bizet a rendu mondial ? Presque aucun Sévillan ne l'utilise. Ici, on dit torero.
La corrida reste un sujet qui divise, en Espagne comme ailleurs, mais ces arènes font partie de l'histoire de la ville, et de sa musique: les paso dobles des fanfares, les sévillanes de la Feria d'avril. Continue le long du fleuve vers le nord, puis engage-toi sur le pont de fer qui file vers Triana.