Patio de Banderas : aux portes du Real Alcázar

Why is it significant?

Te voici dans le Patio de Banderas, une place carrée et calme, plantée d'orangers autour d'une fontaine, avec la Giralda qui dépasse au-dessus des toits.

Key Facts

PlacePatio de Banderas : aux portes du Real Alcázar
AddressPatio de Banderas, 41004 Sevilla, Spain
Geo Coordinates37.38460, -5.99140
Part of WalkLe cœur de Séville : Cathédrale, Giralda, Real Alcázar et Barrio de Santa Cruz
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Te voici dans le Patio de Banderas, une place carrée et calme, plantée d'orangers autour d'une fontaine, avec la Giralda qui dépasse au-dessus des toits. Tu viens de longer la Puerta del León, la porte rouge gardée par un lion de céramique: c'est l'entrée du Real Alcázar, le palais des rois, dont ce patio était la place d'armes.

L'Alcázar est un mille-feuille. Des gouverneurs musulmans y ont construit leurs palais dès le Xe siècle, les Almohades l'ont agrandi, les rois de Castille l'ont adopté. Sous tes pieds, les archéologues ont même retrouvé des vestiges bien plus anciens que tout cela. Mais le cœur du palais, c'est l'œuvre d'un seul homme: Pierre Ier de Castille.

Ses ennemis l'ont appelé le Cruel, ses partisans le Justicier. Il a fait exécuter des demi-frères, des nobles, et sans doute sa propre épouse, Blanche de Bourbon, une princesse française qu'il avait délaissée. À partir de 1364, il fait bâtir un palais par des artisans venus de Grenade et de Tolède. Sur la façade, une inscription en lettres gothiques le célèbre, tandis qu'une autre, en arabe, répète: il n'y a de vainqueur que Dieu.

Au cœur de ce palais se trouve le Salón de Embajadores, la salle des Ambassadeurs, coiffée en 1427 d'une coupole de bois doré qui ressemble à une voûte étoilée. C'est là qu'en 1526 Charles Quint célèbre ses noces avec Isabelle de Portugal. Et aujourd'hui encore, les étages supérieurs servent de résidence à la famille royale quand elle est à Séville.

Pierre Ier, lui, n'en a pas profité longtemps. En 1369, à Montiel, il tombe dans un piège dans la tente du Français Bertrand du Guesclin, qui soutient son demi-frère Henri de Trastamare. La tradition prête à du Guesclin cette phrase: je ne fais ni ne défais roi, mais j'aide mon seigneur. Henri poignarde Pierre. Sors du patio par le passage voûté du coin, le Callejón de la Judería, puis suis la Calle Vida et le Callejón del Agua jusqu'aux jardins.

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