Egelantiersgracht et le Sint-Andrieshofje
Why is it significant?
Longe l'Egelantiersgracht, le canal de l'Églantier, l'un des plus calmes de la ville, et cherche entre les numéros 107 et 145 une porte discrète dans la façade.
Key Facts
| Place | Egelantiersgracht et le Sint-Andrieshofje |
|---|---|
| Address | Egelantiersgracht 107-145, 1015 RE Amsterdam, Netherlands |
| Geo Coordinates | 52.37550, 4.88030 |
| Part of Walk | Amsterdam secret : de la Courbe d'or aux jardins cachés du Jordaan |
| Generated | Generated |
Longe l'Egelantiersgracht, le canal de l'Églantier, l'un des plus calmes de la ville, et cherche entre les numéros 107 et 145 une porte discrète dans la façade. Si elle est ouverte, entre doucement: un couloir tapissé de carreaux bleus et blancs de Delft mène à une cour cachée, un jardin carré entouré de petites maisons.
C'est le Sint-Andrieshofje, l'un des plus anciens hofjes d'Amsterdam encore debout, achevé vers 1617 grâce au legs d'un riche éleveur, Jan Pietersz Ziegler. Un hofje, c'est une cour d'hospice: des maisonnettes autour d'un jardin, offertes à des femmes âgées et seules. Celui-ci accueillait des femmes catholiques, à une époque où leur culte n'était toléré qu'en privé. Des gens y vivent encore aujourd'hui: on parle bas et on ne s'attarde pas.
C'est le moment de parler des Français du Jordaan. En 1685, Louis XIV révoque l'édit de Nantes: les protestants de France doivent abjurer ou partir. Des dizaines de milliers de huguenots se réfugient dans la République des Provinces-Unies, et plusieurs milliers à Amsterdam, l'une des villes les plus tolérantes d'Europe. Beaucoup, dit-on, trouvent à se loger dans ce quartier bon marché. Ils apportent leurs savoir-faire, le tissage de la soie, la chapellerie, l'orfèvrerie, l'imprimerie, et leurs églises wallonnes où l'on prêche en français.
L'Egelantiersgracht résume le Jordaan: des maisons un peu de travers, des péniches couvertes de plantes, des ateliers derrière les vitres. Et tout près, à l'angle de l'Egelantiersstraat, se cache une autre cour, le Claes Claesz Hofje, fondé par un marchand de tissus au XVIIe siècle. Le quartier est plein de ces jardins clos, cachés derrière des portes que rien ne signale. Les habitants les appellent avec tendresse leurs petits paradis.
Leur règle est partout la même: discrétion. Si une porte est fermée, elle reste fermée. Remonte maintenant vers le nord par une rue de traverse, jusqu'à une large rue bordée d'arbres, la Lindengracht... qui, malgré son nom, n'a plus d'eau depuis longtemps.