Promenadeplatz : Montgelas, l'homme qui a inventé la Bavière

Why is it significant?

Te voici sur une longue place étroite, bordée de palais et d'hôtels de luxe, où une file de statues de bronze regarde passer les voitures. Approche-toi de la plus étrange: une silhouette d'homme élancée, toute en aluminium argenté, installée en 2005.

Key Facts

PlacePromenadeplatz : Montgelas, l'homme qui a inventé la Bavière
AddressPromenadeplatz 2, 80333 München, Germany
Geo Coordinates48.14000, 11.57350
Part of WalkMunich, la ville des rois : de la vieille ville à la Résidence des Wittelsbach
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Te voici sur une longue place étroite, bordée de palais et d'hôtels de luxe, où une file de statues de bronze regarde passer les voitures. Approche-toi de la plus étrange: une silhouette d'homme élancée, toute en aluminium argenté, installée en 2005. C'est Maximilien de Montgelas, l'homme qui a construit la Bavière moderne.

Montgelas est né à Munich en 1759, mais dans une famille noble originaire de Savoie, et le français était sa première langue. Esprit des Lumières, admirateur de l'administration française, il devient en 1799 le ministre tout-puissant de Maximilien-Joseph. En moins de vingt ans, il réorganise tout: les finances, les communes, l'école rendue obligatoire, l'égalité des confessions. Les monastères sont sécularisés, et leurs trésors comme leurs bibliothèques passent à l'État.

Et surtout, il parie sur Napoléon. En 1805, la Bavière choisit le camp français. En récompense, le 1er janvier 1806, le prince-électeur devient le roi Maximilien Ier Joseph. Deux semaines plus tard, sa fille Augusta épouse à Munich Eugène de Beauharnais, le fils adoptif de l'Empereur: voilà pourquoi tu as croisé son tombeau à Saint-Michel. Le nouveau royaume s'agrandit de la Franconie et d'une partie de la Souabe... mais il paiera aussi le prix du sang, quand des dizaines de milliers de Bavarois partiront pour la Russie en 1812.

Le palais juste derrière la statue, Montgelas se l'est fait construire à partir de 1811, au sommet de sa puissance. En 1817, il est congédié, poussé dehors notamment par le prince héritier Louis, qui détestait Napoléon et tout ce qui venait de Paris. Le palais fait aujourd'hui partie d'un grand hôtel. Et un peu plus loin sur la place, regarde la statue du prince-électeur Max-Emmanuel: un siècle plus tôt, lui aussi avait joué la carte française, aux côtés de Louis XIV, et il y avait perdu son pays pendant des années.

Garde ce nom en tête, il reviendra. Remonte maintenant vers le nord par la Kardinal-Faulhaber-Straße jusqu'à la Brienner Straße: un cavalier de bronze t'attend sur une place carrée.

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