Chemin du Fort du Sanctuaire et Ancien Funiculaire
Why is it significant?
Engagez-vous sur le chemin du Fort du Sanctuaire, qui serpente le long du versant méridional de la colline entre villas cachées et terrasses rocheuses.
Key Facts
| Place | Chemin du Fort du Sanctuaire et Ancien Funiculaire |
|---|---|
| Address | Rue Fort du Sanctuaire 40, 13006 Marseille, France |
| Geo Coordinates | 43.28250, 5.37450 |
| Part of Walk | Saint-Victor, Notre-Dame de la Garde et Vauban : De l'abbaye fortifiée à la Bonne Mère |
| Generated | Generated |
Engagez-vous sur le chemin du Fort du Sanctuaire, qui serpente le long du versant méridional de la colline entre villas cachées et terrasses rocheuses. Vous longez les vestiges de l'impressionnant fort défensif commandé par François Premier au seizième siècle pour protéger le flanc sud de la colline contre les armées impériales de Charles Quint. C'est sur cette pente abrupte que fut inauguré en juillet 1892 le vertigineux funiculaire hydraulique de Notre-Dame de la Garde, chef-d'œuvre de l'ingénierie mécanique conçu par l'ingénieur Émile Maslin. Deux cabines de cinquante places suspendues à une passerelle métallique de cent mètres de haut montaient et descendaient grâce à un ingénieux système de contrepoids d'eau remplissant des réservoirs sous les cabines. Cet ascenseur spectaculaire, que les Marseillais appelaient fièrement le téléphérique ou l'ascenseur de la Bonne Mère, transporta plus de vingt millions de pèlerins et de touristes avant son arrêt définitif en 1967. Aujourd'hui, le chemin offre une descente paisible bercée par le bruissement des lauriers et des pins parasols. Les jardins en terrasses étagés sur le roc dévoilent des cabanons traditionnels fleuris de bougainvillées violettes et de figuiers de Barbarie. L'ambiance villageoise provençale renaît à quelques centaines de mètres seulement de l'agitation du sanctuaire. La lumière dorée de la fin de journée caresse les pierres sèches des anciens murs de soutènement.
Imaginez la passerelle métallique vertigineuse de 1892: s'élançant du vallon de l'Oriol jusqu'au rocher, elle franchissait un dénivelé de plus de soixante-quinze mètres dans le vide.
Les cabines de l'ascenseur se croisaient à mi-pente à la vitesse de deux mètres par seconde, le poids de l'eau de la cabine descendante hissant sans moteur la cabine montante.
Lors de la démolition de la structure en 1974, de nombreux Marseillais versèrent des larmes de nostalgie en voyant disparaître ce symbole de l'audace industrielle phocéenne.
Poursuivez la descente par la rue des Lices et la traverse de la Garde pour pénétrer dans le haut du quartier Vauban.