Montée de la Grande-Côte et Métiers de la Soie

Why is it significant?

Avancez sur les pavés polis de la Montée de la Grande-Côte, la colonne vertébrale piétonne et historique qui escalade les Pentes de la Croix-Rousse sur un dénivelé spectaculaire de près de quatre-vingts mètres.

Key Facts

PlaceMontée de la Grande-Côte et Métiers de la Soie
AddressMontée de la Grande-Côte 85, 69001 Lyon, France
Geo Coordinates45.77280, 4.83180
Part of WalkLa Croix-Rousse et les Canuts: Révoltes de la Soie, Traboules et Fresque Murale
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Avancez sur les pavés polis de la Montée de la Grande-Côte, la colonne vertébrale piétonne et historique qui escalade les Pentes de la Croix-Rousse sur un dénivelé spectaculaire de près de quatre-vingts mètres. Utilisée dès le Moyen Âge comme principal chemin d'accès vers la Bresse et la Bourgogne par la porte Saint-Sébastien, cette longue artère devint au dix-neuvième siècle l'épicentre vibrant de la Fabrique lyonnaise de soierie: des dizaines de milliers de canuts, maîtres tisseurs et apprentis y vivaient et y travaillaient dans des immeubles bâtis sur mesure. Ces maisons typiques frappent par leur architecture spécifique: de monumentales fenêtres hautes de plus de deux mètres conçues pour laisser entrer un maximum de lumière du jour, des plafonds atteignant quatre mètres de hauteur pour loger l'imposant mécanisme de bois de la mécanique Jacquard inventée en 1801, et de solides poutres de chêne capables de supporter le poids des métiers à tisser. Devenue une artère piétonne prisée, la rue accueille cafés alternatifs et ateliers d'ébénisterie.

Levez la tête vers les fenêtres des étages supérieurs: remarquez les petites soupentes ou mezzanines suspendues à mi-hauteur des pièces, appelées soupentes, où dormait toute la famille du tisseur pour laisser le plancher libre au fonctionnement des métiers à bras.

C'est sur cette pente abrupte qu'éclata en novembre 1831 la première grande révolte des Canuts: les ouvriers tisseurs, réclamant un tarif minimum du tissage face à l'effondrement des salaires imposé par les marchands-fabricants, descendirent en armes vers la Presqu'île au cri célèbre de Vivre en travaillant ou mourir en combattant.

Observez la perspective vers l'aval: la vue en plongée cadre l'alignement rectiligne des façades vers le clocher de l'Hôtel de Ville et les lointaines plaines du Dauphiné.

Bifurquez à gauche sur la Rue Imbert-Colomès pour découvrir le sanctuaire ouvrier de la Cour des Voraces.