Rue Mercière et Bouchons Lyonnais
Why is it significant?
Pénétrez dans les senteurs alléchantes et les pavés animés de la Rue Mercière, l'une des artères les plus anciennes et les plus gourmandes de Lyon.
Key Facts
| Place | Rue Mercière et Bouchons Lyonnais |
|---|---|
| Address | Rue Mercière 45, 69002 Lyon, France |
| Geo Coordinates | 45.76250, 4.83250 |
| Part of Walk | La Presqu'île de Lyon: De la Place Bellecour aux Terreaux et à l'Hôtel de Ville |
| Generated | Generated |
Pénétrez dans les senteurs alléchantes et les pavés animés de la Rue Mercière, l'une des artères les plus anciennes et les plus gourmandes de Lyon. Dès le treizième siècle, cette voie étroite parallèle à la Saône était la grand-rue des marchands merciers, des drapiers et des orfèvres, avant de devenir au seizième siècle l'épicentre de l'imprimerie humaniste européenne où Sébastien Gryphe et Étienne Dolet faisaient tourner leurs presses typographiques. Menacée d'une démolition intégrale dans les années 1960 au profit d'une autoroute urbaine, la rue fut sauvée par une mobilisation citoyenne passionnée et métamorphosée en sanctuaire de la gastronomie populaire lyonnaise. Aujourd'hui, les devantures de bois verni, les nappes à carreaux rouges et blancs et les lanternes en fer forgé signalent les authentiques bouchons: on y sert avec générosité le tablier de sapeur, les quenelles de brochet sauce Nantua, le saucisson chaud pistaché et la cervelle de canut, arrosés d'un pot de Beaujolais ou de Côtes-du-Rhône. L'ambiance y est d'une joyeuse truculence.
Jetez un regard à travers les porches Renaissance au fond des cours: plusieurs immeubles conservent de superbes escaliers à vis en pierre, des loggias d'inspiration toscane et des façades du seizième siècle qui témoignent de l'opulence des maîtres imprimeurs lyonnais.
Le mot bouchon proviendrait de l'ancienne coutume des cabaretiers qui accrochaient au-dessus de leur porte une botte de rameaux ou bouchon de paille pour signaler aux cochers qu'on pouvait y bouchonner les chevaux tout en buvant un verre au comptoir.
Respirez l'odeur de beurre fondu et de praline rose s'échappant des cuisines: la réputation de Lyon comme capitale mondiale de la gastronomie, consacrée par Curnonsky en 1935, doit beaucoup à la ferveur gourmande de cette rue.
Poursuivez vers le sud pour déboucher dans le cadre majestueux de la Place des Jacobins.