Plaça del Diamant : la place de Colometa
Why is it significant?
Cette petite place ordinaire, avec ses arbres et ses bancs, tu la connais peut-être sans y être jamais venu: c'est le titre d'un roman. Cherche la sculpture de bronze qui lui rend hommage.
Key Facts
| Place | Plaça del Diamant : la place de Colometa |
|---|---|
| Address | Plaça del Diamant, 08012 Barcelona, Spain |
| Geo Coordinates | 41.40410, 2.15590 |
| Part of Walk | Gràcia, le village rebelle de Barcelone : places secrètes, du premier Gaudí au Park Güell |
| Generated | Generated |
Cette petite place ordinaire, avec ses arbres et ses bancs, tu la connais peut-être sans y être jamais venu: c'est le titre d'un roman. Cherche la sculpture de bronze qui lui rend hommage. C'est Colometa, l'héroïne de La Place du Diamant, de Mercè Rodoreda, sans doute le roman catalan le plus traduit du XXe siècle.
Le livre commence ici, un soir de Festa Major. Une jeune vendeuse de pâtisserie, Natàlia, danse sur cette place avec un garçon sûr de lui, Quimet, qui décide aussitôt de l'appeler Colometa, petite colombe. Il l'épouse, il élève des pigeons qui envahissent l'appartement... et Rodoreda raconte tout ça avec la voix de Natàlia, une voix simple, sans grands mots, qui te serre la gorge sans prévenir.
Puis vient la guerre de 1936. Quimet part au front, et Natàlia reste seule avec ses enfants et la faim. Rodoreda savait de quoi elle parlait: elle a quitté Barcelone en 1939, a vécu des années d'exil en France, puis s'est installée à Genève. C'est là-bas, loin de Gràcia, qu'elle a écrit ce livre, publié en 1962, comme si elle reconstruisait le quartier de mémoire, rue par rue.
Et sous tes pieds, il y a un autre souvenir de cette guerre. Pendant les bombardements qui frappaient Barcelone, on a creusé sous la place un abri antiaérien, un réseau de galeries où les voisins venaient se terrer quand les sirènes hurlaient. Il avait été oublié... jusqu'en 1992, quand des travaux l'ont redécouvert. On peut aujourd'hui le visiter.
À la fin du roman, Natàlia revient sur cette place et pousse un cri, un cri qu'elle retenait depuis des années. Le livre a été traduit dans des dizaines de langues, et Gabriel García Márquez en parlait comme de l'un des plus beaux romans publiés en Espagne après la guerre. Maintenant, pars vers le nord-est: la Plaça de la Virreina n'est qu'à deux rues.