Park Güell : la porte des pavillons et le dragon
Why is it significant?
Arrête-toi devant l'entrée principale et regarde les deux pavillons qui la gardent: des murs de pierre ondulés, des toits couverts de céramique brisée, blanche, brune et bleue, et des pinacles qui ressemblent à des champignons, dont un à pois rouges et blancs.
Key Facts
| Place | Park Güell : la porte des pavillons et le dragon |
|---|---|
| Address | Carrer d'Olot 5, 08024 Barcelona, Spain |
| Geo Coordinates | 41.41310, 2.15260 |
| Part of Walk | Gràcia, le village rebelle de Barcelone : places secrètes, du premier Gaudí au Park Güell |
| Generated | Generated |
Arrête-toi devant l'entrée principale et regarde les deux pavillons qui la gardent: des murs de pierre ondulés, des toits couverts de céramique brisée, blanche, brune et bleue, et des pinacles qui ressemblent à des champignons, dont un à pois rouges et blancs. On a souvent comparé ces maisonnettes à celle de la sorcière d'Hansel et Gretel... et franchement, on comprend pourquoi.
L'un des pavillons était destiné au gardien, l'autre devait servir de loge d'accueil pour les visiteurs du lotissement. Et regarde la grille d'entrée, avec ses feuilles de palmier en fer: on dit qu'elle vient de la Casa Vicens, la première maison de Gaudí, et qu'elle a été installée ici bien plus tard. La boucle est bouclée, tu l'avais vue en commençant.
Devant toi, l'escalier double monte entre deux murs de céramique, et au milieu trône la vedette du parc: un grand lézard en mosaïque, que les Barcelonais appellent el drac, le dragon. Dragon, salamandre, symbole alchimique ou simple clin d'œil ? Les interprétations se bousculent. Ce qui est sûr, c'est qu'il cache une fonction très prosaïque: il sert de trop-plein à une citerne d'eau de pluie.
En haut de l'escalier, une forêt de colonnes doriques, quatre-vingt-six en tout: c'était la salle hypostyle, prévue pour accueillir le marché des futurs habitants. Au-dessus, la grande place, bordée d'un long banc ondulé couvert de mosaïque, réalisé avec Josep Maria Jujol, le grand complice de Gaudí pour la céramique. L'eau de pluie traverse la place, descend dans les colonnes et rejoint la citerne. Rien n'est gratuit chez Gaudí, même la poésie.
Le parc est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1984, et sa zone monumentale est aujourd'hui protégée et réglementée pour éviter qu'il ne soit écrasé par la foule. Maintenant, contourne cette partie du parc et monte sur ta droite, par les chemins: une maison rose avec une petite tour pointue t'attend. C'était celle de Gaudí.