Casa Planells : le dernier mot de Jujol
Why is it significant?
Tu pourrais passer devant sans la voir: un petit immeuble blanc, coincé à l'angle de la Diagonal et de la Carrer de Sicília, avec une façade qui s'arrondit et des balcons qui s'enroulent sur eux-mêmes. Pas de dragon, pas de tours, pas de mosaïque: juste des fers de balcon qui dessinent des vagues.
Key Facts
| Place | Casa Planells : le dernier mot de Jujol |
|---|---|
| Address | Avinguda Diagonal 332, 08013 Barcelona, Spain |
| Geo Coordinates | 41.40060, 2.17460 |
| Part of Walk | Barcelone moderniste : de Gaudí à la Sagrada Família, le Passeig de Gràcia et l'Eixample |
| Generated | Generated |
Tu pourrais passer devant sans la voir: un petit immeuble blanc, coincé à l'angle de la Diagonal et de la Carrer de Sicília, avec une façade qui s'arrondit et des balcons qui s'enroulent sur eux-mêmes. Pas de dragon, pas de tours, pas de mosaïque: juste des fers de balcon qui dessinent des vagues. Et pourtant, cette maison est l'œuvre d'un des architectes les plus inventifs de Barcelone.
Il s'appelle Josep Maria Jujol. Pendant des années, il a été le bras droit de Gaudí. Les balcons de fer de la Pedrera, c'est en grande partie lui. Les mosaïques colorées du grand banc ondulant du Park Güell, c'est encore lui, avec ses éclats de céramique posés presque au hasard. Gaudí lui laissait une liberté rare. Mais l'histoire a surtout retenu le nom du maître.
Ici, au milieu des années 1920, Jujol travaille seul, pour un client nommé Planells, sur un terrain minuscule. Il n'a pas la place pour un palais, alors il fait tout tenir dans la courbe: une façade qui tourne l'angle d'un seul geste, des étages qui semblent glisser les uns sur les autres. Le modernisme touche à sa fin, et cette maison regarde déjà vers l'architecture plus sobre qui va suivre.
Jujol a passé une partie de sa vie à construire et restaurer des églises dans des villages de la campagne de Tarragone, avec presque rien: des matériaux de récupération, du fer, de la peinture. Il en a fait des petits bijoux que peu de touristes connaissent. Si un jour tu passes par là, cherche son nom.
Gaudí est mort en 1926, peu après que Jujol eut achevé cette maison. Il est temps d'aller voir l'œuvre à laquelle le maître a consacré ses quarante dernières années. Remonte la Carrer de Sicília vers la montagne. Au bout de quelques rues, sur ta droite, des tours de pierre vont surgir au-dessus des toits.