Verzetsmuseum : ceux qui ont dit non
Why is it significant?
Devant toi, un élégant bâtiment du XIXe siècle, à la façade ornée. Il a été construit en 1876 pour une société chorale juive, et pendant des décennies on y a chanté, répété, applaudi. Depuis 1999, il abrite le Verzetsmuseum, le musée de la Résistance.
Key Facts
| Place | Verzetsmuseum : ceux qui ont dit non |
|---|---|
| Address | Plantage Kerklaan 61, 1018 CX Amsterdam, Netherlands |
| Geo Coordinates | 52.36780, 4.91270 |
| Part of Walk | Amsterdam, le quartier juif et la Plantage : de Rembrandt et Spinoza à la mémoire |
| Generated | Generated |
Devant toi, un élégant bâtiment du XIXe siècle, à la façade ornée. Il a été construit en 1876 pour une société chorale juive, et pendant des décennies on y a chanté, répété, applaudi. Depuis 1999, il abrite le Verzetsmuseum, le musée de la Résistance. Un lieu de musique devenu un lieu de courage... c'est presque une métaphore.
Le musée pose une question simple, et redoutable: et toi, qu'aurais-tu fait ? Sous l'Occupation, la plupart des Néerlandais se sont adaptés, ont baissé la tête, ont continué à vivre. Une minorité a collaboré. Et une autre minorité a résisté: en cachant des gens, en imprimant des journaux clandestins, en fabriquant de faux papiers, en sabotant. Le musée refuse les héros de bande dessinée: il montre des gens ordinaires devant des choix impossibles.
Certains de ces journaux clandestins existent toujours. Het Parool, Trouw et Vrij Nederland sont nés dans la Résistance, imprimés dans des caves, distribués sous les manteaux, au risque de la déportation. Aujourd'hui, on les trouve au kiosque. Et puis il y a les cachettes: environ vingt-cinq à trente mille juifs sont entrés dans la clandestinité aux Pays-Bas, on les appelait les onderduikers, ceux qui plongent sous la surface. Un peu plus de la moitié a survécu, souvent grâce à des voisins, des fermiers, des inconnus.
Les résistants ont aussi frappé tout près d'ici. Le 27 mars 1943, un groupe déguisé en policiers est entré dans le bâtiment qui abritait le registre de la population d'Amsterdam, juste au bout de la rue, et y a mis le feu, pour empêcher l'occupant de retrouver les juifs et les réfractaires grâce aux fiches. Parmi eux, l'artiste Willem Arondeus. Arrêté, il a été fusillé le 1er juillet 1943. Avant de mourir, il aurait demandé qu'on fasse savoir que les homosexuels n'étaient pas des lâches.
Le registre, ce soir-là, n'a été que partiellement détruit, mais le geste est resté. Descends maintenant la Plantage Kerklaan vers le sud, sur quelques dizaines de mètres: derrière les grilles, des arbres immenses, des cris d'oiseaux, peut-être un paon. Le zoo d'Artis, ta dernière étape, était déjà là pendant tout ce que tu viens d'entendre.